L'Architecture se met au vert

Publié le par Chéryl Menguy

Paris: l'Architecture se met au vert

 


 

Tower Flower par Edouard François

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 La « Tower-Flower » de l’architecte Édouard François, est un projet qui a été réalisé pour l’Office Public d'Aménagement et de Construction de Paris. Il a été construit sur la ZAC (Zone d'aménagement concerté) de la porte d’Asnières à Paris. C’est un immeuble de trente appartements sur dix étages, qui comprend un stationnement souterrain de trois étages.

 

Cet immeuble a la propriété d’être entouré de balcons garnis de bambous d’arbres en pots, sur tous les côtés jusqu’au dernier étage. 

Pour l’architecte, c’est la meilleure façon de l’intégrer à son environnement. 

Cette idée lui vient des résidents de Paris qui mettent des pots de fleurs sur leur balcon. Selon lui cette tendance parisienne est une façon de prémunir la demeure contre la densité de la ville.

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Il y en a 380 pots autour de l’immeuble. 

 Tous ont été réalisés en béton Ductal pour une question de poids plus faible ne surchargeant pas les balcons.

Les plantes qui poussent dans ces pots sont des bambous.

Ils sont d'espèces très diverses, retenues parmi les quelques 1300 variétés existantes. L’architecte, qui est allé les chercher au Portugal, les a choisis en fonction du jardin adjacent et des constructions en pierre tout alentour. Les bambous sont des plantes graminées pouvant vivre jusqu’à 3000 mètres d’altitude, ils résistent aux basses températures et au vent. Le bambou a de longues feuilles qui bruissent lorsqu’il y a du vent. 

L’architecte s'est intéressé à cette propriété puisqu’elle ajoute une sonorité spécifique au bâtiment. 

 

Les plantes servent aussi à diffuser la chaleur et la lumière à l’intérieur de l’édifice. Pour assurer leur survie, les plantes bénéficient d’un arrosage automatique. Ce système fonctionne avec des tuyaux d’arrosage incorporés aux balustrades métalliques. Les pots sont fixés directement sur les balcons, de sorte que ni le vent ni les habitants ne peuvent les déplacer.

 L’entrée de l’édifice se situe sur rue . Il n’y a pas de hall d’entrée comme tel, mais un simple porche qui introduit un ascenseur vitré. Celui-ci permet de garder un contact visuel avec la nature et de voir défiler le jardin devant soi ainsi que les pots de plantes. De l’autre côté de l’ascenseur, les corridors sont éclairés avec des néons rouges. Le bâtiment est orienté de telle façon que les pièces de séjour aient une ouverture sur le parc, ce qui permet aux appartements de recevoir le plus de lumière naturelle possible.

L’une des contraintes, lors de la conception du bâtiment, était qu’il n’y ait aucun mur commun entre les appartements, de sorte qu’aucun des résidents ne partage la propriété d’une cloison. Chacun décidant d’aménager son logement à sa convenance, il ne devait donc pas y avoir de point porteur. C’est pourquoi l’architecte a décidé d’alterner la disposition des appartements ; un étage sur deux est le même, les étages sont alors autoportants.

Malgré les contraintes, l’architecte a créé cet immeuble pour qu’il soit uniforme et rectangulaire et qu’il s’élève verticalement. Il est fait de béton blanc et gris mélangé à des microfibres de bambou pour le solidifier. Le plancher de chaque étage dépasse pour former les balcons sur lesquels sont fixés les pots. 

Le projet fut terminé en 2004 et a nécessité un budget de quatre millions d’Euros.

Pour en savoir plus: link

 


      Mur végétal du Quai Branly par Patrick Blanc

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L'ensemble architectural du quai Branly comporte une surface de 40 600 m² répartie en quatre bâtiments.
Son architecte est Jean Nouvel, il a été inauguré le 20 juin 2006.
Le bâtiment Branly comporte cinq étages abritant l’administration du musée. 
Tourné face à la Seine, il donne sur le quai Branly, sa façade principale est un mur végétalisé de près de 800 m², conçu par Patrick Blanc.
quai-branly.jpgPatrick Blanc (né le 3 juin 1953 à Paris) est botaniste, travaillant
notamment au CNRS, où il est spécialiste des plantes de sous-bois tropicaux. 
C’est l’inventeur du concept de murs végétaux tel que décrit ci dessous :
« Sur un mur porteur ou une structure porteuse est placée une ossature métallique qui soutient une plaque de PVC expansé de 10 mm d’épaisseur, sur laquelle sont agrafées deux couches de feutre de polyamide de 3 mm d’épaisseur chacune. Ces couches de feutre miment en quelque sorte les mousses qui se développent sur les parois rocheuses et qui servent de support aux racines de nombreuses plantes. Un réseau de tuyaux commandés par des électrovannes apporte une solution nutritive contenant les éléments minéraux dissous nécessaires à la croissance des plantes. Le feutre s’imprègne par capillarité de cette solution nutritive, laquelle descend le long du mur par gravité. Les racines des plantes y prélèvent les éléments nutritifs dont elles ont besoin, et l’eau en excès est recueillie en bas du mur par une gouttière, avant d’être réinjectée dans le réseau de tuyaux : le système fonctionne en circuit fermé. Les plantes sont choisies pour leur capacité à croître sur ce type de milieu et en fonction de la lumière disponible. »

Les plantes à l’assaut des surfaces verticales 
D’une surface de 800 m², le mur végétal du quai Branly se compose d’environ 15000 plantes issues principalement du Japon, de la Chine, des Etats-Unis et de l’Europe centrale.
Un certain nombre de plantes poussent sur des supports dépourvus de sol mais recouverts de mousses, tels que les rochers, les troncs d’arbres ou les lits caillouteux des ruisseaux. Ces plantes se rencontrent dans des lieux suffisamment humides et régulièrement arrosés par les pluies. Leurs racines, fixées superficiellement sur ces supports, captent l’eau de ruissellement de surface. Le brevet du Mur Végétal est basé sur une nouvelle technique de culture verticale permettant de s’affranchir des problèmes de poids du substrat et assurant tout au long de l’année la végétalisation des surfaces des bâtiments, quelle que soit leur hauteur, garantissant de plus à l’installation une pérennité d’au moins trente ans.

Les matériaux de construction : nouveaux refuges de la biodiversité.
Le procédé « Mur Végétal » est basé sur la connaissance des plantes et de leurs exigences environnementales. L’agencement harmonieux des séquences végétales permet de recréer des milieux vivants très comparables aux milieux naturels, alors que les matériaux utilisés sont des créations de l’homme.
Le métal et les plastiques utilisés ont une pérennité comparable à celle des surfaces de rochers où s’installent naturellement ces plantes. Les murs vides représentent des espaces innombrables en milieu urbain. Ce nouveau procédé démontre à présent que certains matériaux de construction, loin de s’opposer à la vie, peuvent parfois au contraire constituer un excellent refuge pour la biodiversité.

Au détour d'une rue...
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Glycine dans le renfoncement de la façade de l'Immeuble Accenture, Promenade Jules Isaac (Paris 13ème)
mai 2010, photo Alain Delavie (Blog link)
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Immeuble couvert de plantes grimpantes, 71 rue des Colonies, Paris 13e (75)
août 2010, photo Alain Delavie (Blog link)
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immeuble végétal rue Hélène Brion - 13ème arr

Immeuble végétal, rue Hélène Brion, Paris 13e (75)

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Le collège Lucie Aubrac, au 62 de la rue Fontaine au Roi dans le 10ème arrondissement de Paris est couvert d’une immense vigne-vierge
Et bien d'autres à voir notamment sur le blog d'Alain Delavie: www.pariscotejardin.fr


 

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Publié dans Poumon urbain

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