Entretien au quotidien: Le suivi au jour le jour

Publié le par Chéryl Menguy

Moins accaparant que le jardin, le balcon nécessite un suivi de chaque jour pour que les plantations se montrent sous leur meilleur jour. De simples gestes qui deviennent vite naturels suffisent à un suivi efficace.

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Nettoyage

Un terreau qui tache une poterie au moment de l'arrosage disparaît d'un coup d'éponge et évite que votre décor souffre d'un aspect négligé. Même chose pour l'eau d'arrosage qui peut déborder de la soucoupe. Un bon coup de chiffon humide redonne un coup d'éclat aux contenants qui auront tendance à ternir vite en ville, sous l'effet de la pollution. Il est inutile d'utiliser le moindre produit, qui pourrait d'ailleurs être mal accepté par vos plantes. 

Les contenants des plantes annuelles peuvent être réutilisés à condition d'être bien nettoyés. Plongez-les une demi-journée dans une solution d'eau de Javel (1L pour 10L d'eau). Frottez ensuite avec une brosse en chiendent et lavez à l'eau claire. Ne jamais utiliser de détergents ni de produits agressifs de type soude, acide.

Suppression des fleurs fanées

Côté plantes, le nettoyage le plus courant consistera à éliminer les fleurs fanées. Très important pour l'esthétique générale, ce geste simple l'est également pour le comportement de certaines espèces. L'hibiscus par exemple porte des fleurs très éphémères qui se referment e bouchon une fois passées. Si vous ne prenez pas garde à l'élimination systématique de ces fleurs, celles-ci évolueront en fruits et le cycle végétatif sera terminé. 

En éliminant les fleurs tout juste fanées, vous obligez la plante à en produire d'autres. Le plus simple manière de supprimer les fleurs fanées consiste à prélever la fleur en la pinçant avec les doigts. Cette méthode convient fort bien pour les plantes dont le pédoncule floral semble articulé sur une base fragile (hibiscus par ex.) ou dont les fleurs s'échappent aisément de leur calice (pétunia par ex.). Pour ces derniers, des ciseaux sont toutefois plus appropriés car la fanaison s'accompagne souvent d'un flétrissement de l'extrémité du rameau qu'il faudra également couper.

Chez les pétunias retombants par exemple, les tiges sont collantes. Ce phénomène est normal mais peu agréable au toucher et il vaut mieux utiliser un outil bien affuté. 

Chez les dahlias, la plupart des vivaces et les géraniums zonales, les hampes florales sont rigides. Le sécateur se montre alors le meilleur des outils, un modèle à enclume convient parfaitement. Coupez au niveau de la première feuille située à la base de la hampe florale.

Chez les rosiers, l'utilisation d'un sécateur est également indispensable. Coupez cette fois plus bas, à 3 feuilles au minimum sous la fleur.

Ce "nettoyage-taille" va stimuler l'apparition de nouvelles fleurs.

Le désherbage

Aux allures de corvée au jardin, la lutte contre les mauvaises herbes est presque une partie de plaisir sur les cultures en pot. Les terreaux de commerce sont normalement indemnes de tout germe de plante sauvage. L'invasion est donc limitée aux seules graines apportées par le vent ou les oiseaux. En grande majorité, il s'agit de plantes annuelles qui pour la plupart développent un système racinaire très faible. Tirer dessus suffit donc à une élimination radicale.

Attention à septembre où l'on assiste généralement à une recrudescence des levées de mauvaise herbes.

Bien sûr, il n'est pas possible d'utiliser le moindre herbicide sur des cultures hors sol.

Aération de la terre

Les arrosages fréquents ont tendance à compacter progressivement la terre des jardinières. Accentué par le passage rapide du substrat de l'humidité à la sécheresse, ce phénomène de tassement voit la terre se rétracter et se compacter. Cet effet donne des racines mal aérées et la plante en souffre. 

Le décroûtage du sol avec avec une griffe ou la langue d'une serfouette permet de faire pénétrer l'air en profondeur. L'eau d'arrosage pourra ainsi s'infiltrer jusqu'aux racines sans ruisseler en surface.

Paillage

Couche homogène de produit d'origine naturelle que l'on répand au sol, le paillis a pour but d'éviter l'évaporation de l'eau, la germination de mauvaises herbes et la salissure des bacs par débordement du terreau lors de l'arrosage. Courant au jardin, le paillage peine à s'imposer sur le balcon. Son utilisation peut pourtant économiser jusqu'à 25% d'eau en été et réduire la fréquence d'arrosage de 30%.

Il suffit de couvrir la surface des bacs avec l'un des matériaux suivant:

-Paille, tourbe: Surtout utilisé en hiver pour leurs effets protecteur contre le froid. Leur légèreté nécessitera de les recouvrir d'un voile d'hivernage sur le balcon exposé au vent.

-Coques de cacao, écorce de pin, paille de lin: Préféré sur le plan esthétique pour leur finesse et leur aspect homogène, choisissez les calibres plus fin pour les jardinières de plantes saisonnières. Gros calibre pour les bacs d'arbustes.

-Compost ou fertilisant organique à base de fumier décomposé: Utilisé en premier lieu pour le surfaçage de contenants dont le niveau de terre a diminué. Il enrichit la terre et stimule efficacement son activité microbienne. 

Une couche homogène de 3cm suffira à un paillage efficace. 

Les paillis sont généralement des produits inertes qui n'interfèrent pas sur les cultures. Font exceptions les composts utilisés comme améliorants en les incorporant par griffage mais qui n'auront pas l'esthétique des autres matériaux.

Pour les amateurs de fantaisie, il existe des écorces et des copeaux de bois débarrassés de leurs tanins, stabilisés et colorés avec des pigments naturels ou inertes. Ces matériaux peuvent s'intégrer dans l'esprit décoratif du balcon. Les tons bleus ou jaune vif en particulier, offrent un intérêt esthétique en se mariant aisément aux nuances de poteries et en contrastant sans heurts aux plantes.

Seul inconvénient au paillis, si vous souhaitez renouveler régulièrement votre décor, sera la nécessité de le retirer plus souvent que dans le jardin. Mieux vaut alors gratter la couche superficielle avec un peu de terreau et l'éliminer. Ensuite, procédez à un surfaçage avec du terreau neuf qui sera bénéfique aux plantations et replacez un nouveau paillis.

Pincement par anticipation

Théoriquement, pincer consiste à éliminer un fragment de jeune pousse (Voir l'Article sur la Taille).

Le pincement pendant la période de croissance provoque la naissance de ramifications que l'on nomme pousses anticipées. Celles-ci vont porter des fleurs ou créer des ramifications pour que la plante prenne une silhouette plus étoffée. 

Le pincement sur plantes à feuillage permet d'éviter qu'elles ne forment des fleurs. C'est notamment le cas pour les coléus, santoline, cinéraire maritime, oreille-d'ours, etc... Cette intervention leur permet de conserver une forme plus touffue car, une fois fleuries, ces plantes auront tendance à se dégarnir un peu.

On pince également les plantes vivaces et les chrysanthèmes pour qu'ils développent un nombre important de boutons floraux. 

Pallissage

Toute plante dont les tiges sont trop faibles pour se tenir seules bien droites doivent être attachées à un support. On parle de palissage. Les plantes grimpantes ne disposant pas d'artifices pour s'accrocher devront être maintenues par un lien. Les supports en coirsillons ou les différents treillages conviennent. Quant aux liens, on en trouve une grande variété dans le commerce depuis le raphia pour petites tiges souples et fragiles jusqu'aux attaches capitonées de mousse pour les arbres, en passant par les fils de fer plastifiés, les liens plastiques armés et les divers colliers à fixation rapide ou bandeaux de tuteurage. 

Faites un noeud en forme de 8 avec le lien, afin que la partie où se croisent les brins se trouve entre la tige et le tuteur. Elle sert ainsi d'amortisseur et permet de maintenir une certaine souplesse tout en assurant un bon soutien.

Serrez davantage les liens dans les zones ventées. Si la plante se balance, le tuteurage est inefficace.

 


Référence principale: Ouvrage "Le Truffaut des balcons et des terrasses - ed. Larousse"


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Publié dans Le végétal

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